Quand trois jours font travailler du bocal !!!
« - Enfant !
- Non, j’ai basculé de l’âge tendre à la tendre cruauté.
- Et qu’en ferait, ne vous déplaise, un éléphant ?
- Un éléphant ne craint rien
Et un pingouin
de même.
Mais l’adulte qui sommeille
encore dans les joues vermeilles
Non pas de l’esseulée
Mais de l’ivrogne
Qui dans sa trogne
Voit encore
Comme l’enfant
Le diable sortir de sa boîte en
gueulant.
Ce dévot
Comme un âne ou comme un veau
Lève les yeux au ciel
A en sucer la dernière goutte de miel.
- C’est un homme sain
Et lucide de son train
De vie.
- De vis.
Mieux que Freud,
La langue française a su
Comme un taquin écureuil,
Souligner
La saignée
De l’homme.
Quand l’enfant monte en graine
L’homme dégaine,
Et lui le responsable, le développé, le fait, le formé,
Le mûr, le sérieux et le réfléchi
Lui, l’adulte
Est suivi
Dans le dictionnaire de la langue française
Du mot
Adultère.
L’adulte ère.
Alors, qui, de l’adulte ou de l’enfant
Sur le dos de l’éléphant
Sur les pieds du pingouin,
Sans crier son dernier « Ouin ! »
Peut grandir
Encore et encore
En rêvant ?
(Joana, Médiathèque Graulhet, 21/04/09)
C'est peut-être l'éléphant de Royal de Luxe qui m'a aussi inspiré ! J'espère que les pingouins ne m'en voudront pas !
Je pense qu'on peut ouvrir un "concour" d'imagination en particulier entre Syrinx, Flora et Jérémie : il y a plusieurs scènes où chacune décrit sa vision d'un "réalisme absurde".
Bon, pour ce soir, ça suffit je pense !