Travailler du chapeau (2)
On en était aux prémisses,aux instants propices
à l'écriture et aux improvisations.
(en vers, ça va être coton!
J'y renonce)
Complicité avec Cyrille datant de 2005, date du 1er Printemps des Poètes.
Projet pharaonique pour nos 4 petits bras, mais belle et riche aventure qui nous a prouvé que quand on veut, on peut.
On se retrouve donc à discuter du projet de création et dégageons un thème sur lequel partir : l'autre monde.
Tout l'été précédent, j'ai lu des pièces de théatre : Yasmina Réza, Tchékov, Becket, Ibsen pour tenter de sentir, de comprendre, ce qui fait "mouche" en théâtre.
Les questions affluent, en vrac : qu'est-ce qu'une bonne réplique ? Comment se construit intelligemment une scène ? comment progresse l'action ? est-elle nécessaire ? Si oui, quand et comment ? si non, pourquoi et alors quelle direction prendront les personnages ?
Je vous épargne le reste de la liste (ou bien alors, on fait des listes de questions sur ce blog, pour que ce soit interactif et dynamique).
J'essaie de lire en conscience, de repérer des choses, mais chaque fois que je lis un bon texte, je me laisse emporter et j'en oublie mon but premier. Aussi, je n'avance guère en clarté et intelligi
bilité, mais surtout en sentations, ressentis, émotions...De mon absence de réponse à pas mal de ces questions, une dernière surgit quand même, urgente : quels dispositifs d'écriture mettre en place pour que quelque chose émerge ?
Il me semble qu'il faut partir des personnages : car de leurs relations seules peuvent surgir des histoires. Bâtir la trame d'une histoire artificiellement serait trop casse-gueule et je n'en vois pas l'intérêt. (Dans la perspective d'une écriture collective, s'entend).
Avec Cyrille, on travaille donc ensemble chaque séance pour que le personnage émerge, en écriture et en actes. C'est très excitant à concocter car on marche sur des oeufs, on ne peut absolument pas augurer du résultat ! Ceci dit, le contrat est clair : c'est à chacun de s'emparer de son personnage, de le construire, de le mouvoir, de le nourir, d'en connaître les habitudes. En gros, on pourrait appeler ça la méthode Yamagushi !
(à suivre...)
Fréda
Fréda
Publicité